• ÉCOLE NATIONALE SUPÉRIEURE D'ART DRAMATIQUE DE MONTPELLIER

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Janvier Février 2020

ACTUALITÉ DES ÉLÈVES

PROMOTION 2020

Stage Bérangère Vantusso

Du 6 au 31 janvier 2020.
Stage en vue d’une création de spectacle pour juin 2020.
Comprendre la Vie
D’après Comprendre la Vie de Charles Pennequin (Éditions POL – 2010).
Comprendre la Vie est un projet d’anthropologie poétique et marionnettique.
Au départ, il s’agit d’un texte protéiforme – tantôt versifié, tantôt en prose, parfois écrit en très gros caractères – dans lequel, le poète sonde l’humain à commencé par lui-même. (Y figurent aussi quelques chiens, une femme morte, Tatave le chat du père, Kevan, Plumeau et quelques autres spécimens).
L’humain et la société qui l’entoure, l’humain et l’amour, l’humain et son père, l’humain et les astres et les murs vers lesquels nous allons. Et en sondant “lui-même”, le poète invente un « nous » que je souhaite confier aux acteurs. Inventons un « nous » et regardons-le de plus près, et par en dedans.
Ce projet place le spectateur dans le rôle d’un anthropologue à qui il appartient de créer des liens et d’accumuler des indices pour voir apparaître un regard sur le monde sans concession et sans repères définitif, une pensée exubérante, vitale, frénétique et qui nous enjoint d’avancer «droit au mur mais avec panache».
Pour inventer ce « nous », comprendre la vie se munira de six marionnettes qui représente les 12 acteurs : trois hommes, trois femmes, jeune, blanches, métisse et noir. Marionnettes sur table, manipulées en solo ou à deux (ou à 12), elles auront la particularité de pouvoir se mettre en pièce : bras, têtes et jambes détachés et recomposés à l’envie. Elles auront aussi la simplicité des êtres inventé par la dessinatrice Marion Fayolle.

Stage Jean-François Sivadier

Du 3 au 14 février 2020.
La présence comme documentaire, la parole comme fiction. Cette phrase de Jean-Luc Godard pourrait être le fil conducteur de mon travail avec les acteurs. C’est une phrase qui parle de la présence de l’acteur, de sa présence brute, immédiate et de sa parole, c’est-à-dire de son acte. C’est dire que la parole, pour l’acteur, est une matière à fabriquer de la fiction, et qu’elle se travaille comme une matière. Que la parole n’advient pas pour commenter ce qui existe mais pour créer ce qui n’existe pas. Le théâtre naît toujours de la confrontation entre l’ici et maintenant de l’acteur, la magnifique “pauvreté” de sa présence, et l’espace infini que sa parole est capable de convoquer.
Durant ces deux semaines on essaiera d’explorer pour chacun la richesse de cette confrontation entre l’acteur et sa parole et de découvrir que l’espace que peut ouvrir sur le plateau la voix, le corps, la pensée de l’acteur sera toujours la plus belle des scénographies.
J’ai toujours cherché dans mon travail, avec les acteurs au théâtre ou les chanteurs à l’opéra, à placer la personne au cœur du processus de la mise en scène. Ma mise en scène part toujours de l’acteur en faisant de sa peur, de son plaisir, de son risque, les véritables enjeux de chaque situation. Comme dit Vitez « il n’y a qu’une situation au théâtre, c’est l’acteur qui entre sur le plateau ». C’est une façon de parler de la liberté. De dire que c’est la liberté de l’acteur qui va réinventer l’espace et le temps et ouvrir le sens. Parce que je suis acteur moi-même je suis obsédé par la question de ce qui nous empêche sur le plateau, d’être libre et de ce qui nous permet de nous délivrer de nos contraintes. On essaiera, par l’épreuve du jeu, de répondre à cette question et de s’apporter mutuellement des outils qui pourront nous servir à envisager la scène comme un lieu infini en attente de notre seule imagination…

Stage Gildas Milin

Du 17 février au 13 mars 2020.
Stage en vue d’une création de spectacle pour Juin 2020.
Le titre provisoire :
« Mon Corps C’est le Monde » (MCCM).

Un groupe de jeunes gens atteints, pour la plupart, de maladies environnementales : sclérose en plaques, myofasciite à macrophages, Asperger, fibromyalgie, Trouble de l’Évolution du Développement, troubles neuropsy… ont commencé à faire le rapprochement entre la destruction de leurs corps et la destruction du monde.
Ils ne croient pas à une « transition écologique » qui permettrait de diviser, avant 2050, l‘ensemble des dépenses énergétiques par 6, afin d’éviter l’explosion de la « bombe écologique » : 7 degrés de réchauffement climatique d’ici à la fin du 21ème siècle.
Ils entrent dans la lutte armée avec l’ambition tragique et clivante de mettre en place, à terme, une première dictature écologique.
Leur conclusion : il faut produire des catastrophes non ultimes mais majeures de façon à réveiller l’humanité et la forcer à lutter pour sa survie avant la catastrophe ultime.

PROMOTION 2022

Stage Marie Vauzelle

Du 6 au 31 janvier 2020.
Laboratoire d’articulation entre écriture, mise-en-scène et jeu, autour d’un invisible au théâtre : Les fantômes.

Antoine Vitez a écrit : « La souveraineté du théâtre c’est précisément de pouvoir représenter l’irreprésentable, c’est-à-dire incarner le fantôme ».
Le fantôme, c’est la présence d’une absence, le visible de l’invisible.
Je propose aux élèves de s’en emparer, c’est à dire de plonger directement au cœur des questions qui sont posées au théâtre sur sa capacité à donner une image de l’inverse de l’image, c’est-à-dire la nécessité à trouver des modes de transposition.
Comment diriger un stage comme des chasseurs de fantômes en laissant apparaître les évidences sans les penser a priori, sans les faire préexister.
Quels ou qui sont les fantômes qui hantent chacun ? Les fantômes intimes ? Les fantômes communs ? Ceux du théâtre ? Ceux, proliférants, au cœur de l’information et des supports de l’époque ? Comment les représenter ? Comment les incarner ?
Quels spectres trimbale l’acteur dans son corps, ses gestes, ses mots, ses douleurs ?

Marie Vauzelle est auteure, metteure en scène et comédienne.
Elle jouera prochainement, pour le Printemps de Comédiens, dans un des trois spectacles professionnels de l’ENSAD, Mon Corps C’est le Monde (Gildas Milin)

Stage Jonathan Moussalli 

Du 3 au 28 février 2020.
Atelier d’exploration autour de l’œuvre d’ Andreï TARKOVSKY

Entre la modernité du cinéma, et la profonde mystique dont Tarkovsky est empreint, il y a une conjugaison singulière. L’invention formelle s’y joue librement des conventions, tandis qu’à chaque instant semble être murmurée une chose qui nous échappe, et qui pourtant nous retient.
Comment le théâtre pourrait-il reprendre à son compte cette alliance de la forme au mystère qui l’anime ?
Humblement, nous chercherons comment l’œuvre de Tarkovsky peut nourrir le théâtre.

Jonathan Moussalli est auteur, comédien, metteur en scène.

ACTUALITÉ DES ANCIENS

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LE HANGAR THÉÂTRE

Cie  LANBRAZMAN / Étienne Rey / Dan Tan Lontan
Du 20 janvier au 8 février 2020.
Résidence de création.
Pas de présentation prévue.  
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GROGNON FRÈRES / Sandrine Barciet / Eau & Gaz à tous les étages
Du 4 au 17 février 2020. 
Présentations publiques du 4 au 17 février
du mardi au vendredi à 20h – les lundis et samedis à 19h15
Réservations : ici
+ d’infos ici

Machine Théâtre 
Du 2 au 14 février 2020.
Résidence de recherche autour de l’adaptation de l’oeuvre de Alexandre Soldjenitsyne “Le pavillon des cancéreux“.
Pas de présentation prévue.
plus d’infos ici