• ÉCOLE NATIONALE SUPÉRIEURE D'ART DRAMATIQUE DE MONTPELLIER

NEWSLETTER MAI JUIN 2020

NEWSLETTER MAI JUIN 2020

NEWSLETTER MAI JUIN 2020 1728 972 ENSAD Montpellier

Mai > Juin 2020

L’équipe de l’ENSAD de Montpellier continue majoritairement de favoriser le télétravail et prépare dans le même temps une rentrée administrative pour le 2 juin. Les plannings des projets en créations et de ceux en résidences sont susceptibles d’évoluer.

PROMOTION 2020

L’ENSAD anticipe les conséquences de la crise sur la sortie de la promotion 2020 en mettant en place une politique exceptionnelle.
Accentuant plus encore sa dynamique de professionnalisation, l’école renforce les possibilités offertes par son fonds d’insertion en soutenant l’activité professionnelle des élèves tout au long de la saison 2020/2021, à commencer par les spectacles professionels qui devraient être créés fin septembre avant de partir en tournée. Cette aide accrue, au service de la promotion 2020, accompagnera tout d’abord la création du spectacle de Bérangère Vantusso – Comprendre la Vie, texte de Charles Pennequin, puis le spectacle de Gildas Milin – Mon Corps C’est le Monde, ainsi que la reprise du spectacle de Louise Arcangioli – Ce qu’il me reste, pour la Biennale des Arts de la Scène en Méditerranée. L’école accompagnera aussi cette promotion pour l’élaboration de plusieurs autres spectacles, de même qu’un projet autour de l’oeuvre de Victor Hugo conçu et mis en scène par Robert Cantarella. Plusieurs de ces spectacles feront l’objet de reprises lors du Printemps des Comédiens 2021.

📷 Guillaume Gilliet / Photo de répétition – janvier 2020

Comprendre la Vie
d’après Comprendre la Vie de Charles Pennequin
Bérangère Vantusso – Création
Résidence de création du 22 juin au 11 juillet 2020.
Création envisagée fin septembre et tournée nationale jusqu’en décembre 2020.

Comprendre la Vie est un projet d’anthropologie poétique et marionnettique.
Au départ, il s’agit d’un texte protéiforme – tantôt versifié, tantôt en prose – dans lequel, le poète propose de Comprendre la vie et sonde l’humain à commencer par lui-même (y figurent aussi des chiens, une femme morte, Cui-Cui, Bubu, l’Autre débile, Kevan, Plumeau et quelques autres spécimens). L’humain et la société qui l’entoure, l’humain et l’amour, l’humain et la bombe, l’humain et les astres et les murs vers lesquels nous allons. Et en se sondant “lui-même”, le poète invente un « nous » que je confie aux acteurs. Inventons un « nous » et regardons-le de plus près, par l’intérieur.Ce projet place le spectateur dans le rôle d’un anthropologue à qui il appartient de créer des liens pour voir apparaître un regard sur le monde sans concession et sans repère définitif, une pensée exubérante, vitale, frénétique qui nous enjoint d’avancer «droit au mur mais avec panache». On pourra rire aussi.“Tout ça comme un bal épuisant. Une musique pénible qui dure et qui n’en finit pas de durer et que personne ne songe à arrêter l’orchestre. Alors qu’en fait très peu dansent encore. Certains dansent mais c’est pour la médaille. C’est parce qu’à la fin on leur a dit qu’il y avait une médaille. Mais il n’y a pas de médaille. Personne n’aura de récompense.
On remballera aussi sec. »

In Comprendre la vie – Charles Pennequin – POL

PROMOTION 2022

📷 Antonin Amy-Menichetti

DOLLDRUMS
Charly Breton – Stage
Avril et Mai 2020 – Travail amorcé en confinement.

Une jeunesse délaissée a formé un gang, les DOLLDRUMS, avec comme projet d’interrompre la génération. Ils excellent dans ce qu’ils nomment « la KOROVA » : l’art de soumettre les adultes en les faisant régresser jusqu’aux premiers stades de l’enfance.

Nous devions commencer un travail ensemble. Mais il y a eu les mesures de confinement pour répondre à l’urgence sanitaire. Tandis que nous devions nous réunir, nous avons été isolé les un.e.s des autres. Cela ne nous a pas empêché de faire des choses, comme on dit. Mais j’ignore si les choses que nous avons faites pendant ces dernières semaines sont de nature théâtrale. Le théâtre nécessite, pour avoir lieu, des conditions qu’aucune technologie ne pourra remplacer : des corps vivants dans un espace, poumonant le même air. Alors la télécommunication bien sûr. Mais il serait illusoire de penser que l’image en mouvement puisse répondre d’une quelconque façon à ce que chaque corps « travaille » sur une scène. Les corps sur scène ne sont pas des images. Et ce n’est pas leur image que nous travaillons sur scène, mais l’ombre creusée par leur poids dans l’espace. Le son qui sort d’une machine n’est pas le même que celui qui sort d’un corps. Les paroles qui naissent dans le son que fait un corps dans l’espace ne sont pas les mêmes que ceux qui sortent d’une machine, quand bien même cette machine retranscrirait le plus fidèlement possible les sons provenant d’un corps. Il y a une différence entre l’électricité et le sang, entre le plastique et la peau, entre l’algorithme et le verbe. Ce n’est pas un jugement mais une différence de valeur. Et c’est dans cette différence justement que nous faisons du théâtre, quand bien même le théâtre que nous faisons emploierait l’électricité, le plastique et l’algorithme. Alors qu’avons-nous fait ? Nous avons ouvert une archive. Un espace où déposer des traces. Filmiques, gestuelles, picturales, scriptionnelles, sonores. Nous sommes partis d’une hypothèse : que le spectacle que nous devions faire existait déjà et que le travail consistait à découvrir de quoi il était fait. Comme de quoi sont faites les formes qui vivent dans nos imaginaires. Ainsi nous pouvions trouver dans la solitude de chacun.e les premiers « gestes » de notre spectacle fantôme. Les suivre, les étendre, les ramifier. Apprendre à les lire comme des augures. Pendant ces dernières semaines, nous nous sommes envoyés des signaux lointains, souvent mystérieux, que nous tentons de comprendre parce qu’ils sont les préparatifs de notre rencontre future.

Résidences mai > juin 2020

Compagnie AlphagesteJessie Chapuis / Romain Darrieu
LE LOUP
Du 25 mai au 6 juin 2020
Résidence de création.
+ d’infos ici

Compagnie CasquettesJessy Avril
LABORATOIRE WOOLF d’après Mrs Dalloway et Les Vagues de Virginia Woolf 
 Du 8 au 20 juin 2020.
Laboratoire de recherche.
+ d’infos ici

Compagnie In SituDag Jeanneret 
DANS LA SOLITUDE DES CHAMPS DE COTON de Bernard-Marie Koltès
Du 22 juin au 3 juillet 2020.
Laboratoire de recherche.
+ d’infos ici