• ÉCOLE NATIONALE SUPÉRIEURE D'ART DRAMATIQUE DE MONTPELLIER

LE SOULIER DE SATIN // Fanny Barthod

LE SOULIER DE SATIN // Fanny Barthod

LE SOULIER DE SATIN // Fanny Barthod 150 150 ENSAD Montpellier

LE SOULIER DE SATIN

Jusqu’au 13 avril 2025, à la salle Richelieu de la Comédie Française (Paris)

 
 
Il est des titres dont la seule évocation suffit à plonger dans un état mêlé de fascination, d’excitation et d’appréhension.
 
Œuvre monumentale de la littérature, du théâtre et pour le public, écrite de 1918 à 1923, Le Soulier de satin n’est créé qu’en 1943, à la Comédie-Française, par Jean-Louis Barrault qui déploie alors tous les efforts et affronte tous les risques pour obtenir l’autorisation de Claudel et la faire jouer en pleine occupation allemande.
 
Ce « drame d’amour » en forme de traversée de vingt ans, construite en quatre journées, narre l’histoire de Rodrigue et Doña Prouhèze, épouse du gouverneur Don Pélage, à l’époque des conquistadors et des navigations sur des mers plus ou moins connues. « Nous nous sommes attaqués à cette épopée avec humilité et gourmandise, dit Éric Ruf, approchant le secret du poète caché au sein de ces quatre Journées, ou comment Claudel inscrit-il ses amours illicites dans une liturgie aussi savante que personnelle. » La langue de l’auteur avec laquelle le metteur en scène chemine depuis toujours – sa musicalité et son faste – lui semble avant tout extrêmement concrète. Elle se déploie dans une scénographie s’appuyant sur le rapport historique entre la machinerie de théâtre et la marine à voile, faisant la part belle à ces mots du préambule au Soulier : « Il faut que tout ait l’air provisoire, en marche, bâclé, incohérent, improvisé dans l’enthousiasme ! Avec des réussites, si possible, de temps en temps, car même dans le désordre il faut éviter la monotonie. L’ordre est le plaisir de la raison : mais le désordre est le délice de l’imagination. ». Au cœur de cette adaptation d’environ 7 heures et dans le souvenir de Peer Gynt qu’Éric Ruf avait monté en 2012, la joie sera le guide pour cette immense pièce de troupe.
 
 
 
 
 
Équipe artistique
Version scénique, mise en scène et scénographie Éric Ruf
Costumes Christian Lacroix 
Lumière Bertrand Couderc 
Direction musicale Vincent Leterme 
Son Samuel Robineau, de l’académie de la Comédie-Française 
Travail chorégraphique Glysleïn Lefever 
Collaboration artistique Léonidas Strapatsakis 
Assistanat à la mise en scène Alison Hornus et Ruth Orthmann 
Assistanat aux costumes Jean Philippe Pons et Jennifer Morangier 
 
et de l’académie de la Comédie-Française 
Assistanat à la mise en scène Aristeo Tordesillas 
Assistanat à la scénographie Anaïs Levieil 
Assistanat aux costumes Aurélia Bonaque Ferrat
 
La troupe
Alain Lenglet, Florence Viala, Coraly Zahonero, Laurent Stocker, Christian Gonon, Serge Bagdassarian, Suliane Brahim, Didier Sandre, Christophe Montenez, Marina Hands,
Danièle Lebrun, Birane Ba, Sefa Yeboah, Baptiste Chabauty, Edith Proust
 
Académie de la Comédie-Française
Fanny Barthod, Rachel Collignon, Gabriel Draper
 
et
Piano Vincent Leterme
Violon Aurélia Bonaque Ferrat, de l’académie de la Comédie-Française
Violon, euphonium et trompette Merel Junge
Violoncelle Ingrid Schoenlaub