• ÉCOLE NATIONALE SUPÉRIEURE D'ART DRAMATIQUE DE MONTPELLIER

Ce qu’il me reste / Louise Arcangioli / Contre-Feu

Ce qu’il me reste / Louise Arcangioli / Contre-Feu

Ce qu’il me reste / Louise Arcangioli / Contre-Feu 2560 1812

Printemps des Comédiens 2021 au HANGAR THÉÂTRE
Les 22 & 24.06 à 20:00 et le 26.06 à 17:00


CE QU’IL ME RESTE

Texte et mise en scène :  Louise Arcangioli (promo 2020)
Assistantes à la mise en scène : Anaïs Gournay
 (promo 2020) & Vanessa Bile
Avec : Alice Fulcrand, Anaïs Gournay, Agathe Heidelberger, Mathilde Jarry, Maija Nousiainen, Maika Radigales (promotion 2020), et Évelyne Corréard

Création lumières et vidéos : Jason Razoux
Création sonore : Félix Nico
Régie : Marie Bonnemaison
Assistant technique : Mustapha Touil
Regard extérieur : Gildas Milin
Avec le soutien de l’ENSAD de Montpellier – Hangar Théâtre, Métropole Montpellier Méditerranée.

CE QU’IL ME RESTE a été sélectionné à l’appel à projet Cluster 2020 organisé par le dispositif Prémisses Production.

À l’appui de textes de Pierre Bourdieu, de Simone de Beauvoir ou d’Annie Ernaux autour de l’héritage féminin, Louise Arcangioli recueille les paroles et les expériences de ses comédiennes à la recherche de ce que nous avons assimilé de nos mères, de nos familles, de ce qu’il nous est possible de déconstruire et de réinventer.
Dans les vestiges d’une maison, cinq femmes construisent une table. Elles créent depuis cette table les espaces scéniques, psychiques ou poétiques, dans lesquels élaborer une parole ou rejouer des souvenirs afin d’interroger leur place de femme dans la famille et la société.
 Dans les bruits des outils ou ceux d’un repas, de la performance vers la fiction, elles rassemblent, chorégraphient, questionnent leur héritage : ce qu’il leur reste de leurs mères, comme ressemblances ou habitudes ; ce qu’il leur reste d’objets ; ce qu’il leur reste à faire pour avancer, ce à quoi il faut renoncer, ce qu’il faut laisser là ;  et ce qu’il leur reste à vivre.

Initiée dans le cadre des cartes blanches données aux élèves de l’ENSAD de Montpellier, cette proposition de Louise Arcangioli dépeint, avec précision et poésie, une fresque ludique de figures féminines et nous offre le regard d’une génération sur une autre. En écho à Nietzsche, Ce qu’il me reste voudrait dire : frappe, scie, martèle, découpe, balaye, casse, échafaude ce que tu es. C’est le chantier de soi.


📷
Romain Debouchaud