Le « Warmup » : La fabrique du théâtre en acte
Prolongement naturel de la philosophie d’ouverture et de soutien à la création du festival Printemps des Comédiens, le Warmup (littéralement « tour de chauffe ») est un véritable festival dans le festival. Là où le sport valorise l’échauffement des athlètes, le spectacle vivant offre rarement l’occasion d’assister aux étapes de fabrication d’une œuvre. C’est précisément dans cet espace de fragilité et de recherche que se déploie le Warmup initié par Julien Bouffier et Jean Varela.
Le laboratoire de Work in Progress : le Warmup ouvre une fenêtre sur le travail en cours des compagnies (majoritairement issues de notre territoire), les faisant bénéficier de la renommée du festival. À l’issue d’une semaine de résidence de création les artistes présentent le travail en cours devant le public et les professionnels.

J’ABANDONNE AVEC JOIE
Romane Nicolas, Cla Boyriven & Elio Jacquel – Groupe Scalpel
Samedi 6 juin 2026, à 14h
Ensad – Salle du Prêt Gratuit – 19 Rue Lallemand, 34000 Montpellier
Entrée libre sur réservation
Durée : 25 mn
J’abandonne avec joie est une performance d’art-science mêlant théâtre, cirque, musique live, robotique et intelligence artificielle. Entre conférence performée et laboratoire expérimental, le spectacle interroge la frontière entre le vivant et le nonvivant.
Sur scène trois performeur-ses déploieront différents numéros de théâtre, de cirque numérique et de magie informatique pour essayer de comprendre ce qu’est la vie.
Qu’est-ce qu’être vivant ? Quelles relations cultivons-nous avec les machines, les animaux et les autres formes de vie ? Comment dépasser l’anthropocentrisme et explorer des formes alternatives de pluriversalité ?
Conception, écriture et mise en scène Cla Boyriven, Elio Jacquel, Romane Nicolas
Performance Cla Boyriven, Héloïse Gaubert, Romane Nicolas / Dramaturgie Elio Jacquel / Conception son Arthur Vervier Dasque / Conception lumière Thibaut Wojtkovski / Administration Delphine Guérin et Cléo Bourguignon-Bertheuil / Production / Groupe Scalpel
© Groupe Scalpel

L’INDISABLE
De Apolline Gille Malézé – Mise en scène de Juliette Jeanmougin – Cie Sillage
Samedi 6 juin 2026, à 14h40
Ensad – Salle du Prêt Gratuit – 19 Rue Lallemand, 34000 Montpellier
Entrée libre sur réservation
Durée : 25 mn (à partir de 12 ans)
L’indisable est une lecture-performance qui s’inscrit dans la continuité organique du texte et fait entendre, par le corps, un chemin de construction et de prise de conscience.
À travers le récit de son histoire amoureuse avec lui et l’attente de ses papiers, une narratrice cherche à comprendre ce qui les sépare.
Dans ce parcours initiatique en trois mouvements, elle explore son corps comme espace de transformation et de résistance. À travers un « je » fragmenté, entre enfance, amour et figures féminines, le texte interroge le désir, la langue et les rapports de pouvoir. Dans une écriture à la fois brute et mouvante, il met en tension violence, identité et émancipation, faisant de la contradiction un geste profondément féministe.
Texte : Apolline Gille Malézé
Mise en scène : Juliette Jeanmougin / Jeu : Lauretta Trefeu / Suivi dramaturgique du texte : Antoine Mouton et Pauline Peyrade / Conseils artistiques : Marion Aubert, Katia Ferreira et Aurélie Turlet / Crédit photo : Colin Sinoussi et Lou Tokino
Production : cie Sillage
Soutien : Hangar Théâtre, ENSAD Montpellier LR au titre du dispositif Culture Pro et au titre de l’accueil en résidence, La Baignoire lieu des écritures contemporaines et les Quinconces et l’Espal – Scène nationale du Mans
© Colin Sinoussi

UN LIEU OÙ IL EST POSSIBLE DE VOIR ET DE NE PAS VOIR
Mise en scène de Cristian Flores Rebolledo – Teatro Los Barbudos
Samedi 6 juin 2026, à 15H15
Ensad – Salle du Prêt Gratuit – 19 Rue Lallemand, 34000 Montpellier
Entrée libre sur réservation
Durée : 25 mn
Un lieu où il est possible de voir et de ne pas voir est un essai scénique autour de la disparition. À travers le montage et la friction entre différents matériaux et discours, l’oeuvre explore les formes contemporaines de production de récit autour de la disparition forcée, en interrogeant ce qui résiste à la représentation et la manière dont cette absence bouleverse les identités ainsi que les formes par lesquelles une communauté se pense elle-même. La dramaturgie articule archives, témoignages, littérature, cinéma, musique et matériaux scéniques dans une recherche où le corps fonctionne comme un espace d’activation de la mémoire et du document. Développé à partir de workshops d’expérimentation collective à Berlin, Montpellier et Santiago, le projet est actuellement en cours de création, avec une première prévue fin 2026 ou début 2027.
© DR